Un plan d’action d’urgence, pour résister et construire une alternative aux politiques libérales

dimanche 4 mars 2007
par  DK, Administrateur

La publication, le 13 février, du décret réformant les statut de 50, l’annonce de l’asphyxie des établissements par des DHG d’austérité, ainsi que la poursuite de la répression (Veuillet...), montrent la détermination du Pouvoir à en finir au plus vite avec les acquis du mouvement ouvrier et syndical. Et les échéances électorales ne laissent pas espérer une rupture avec le libéralisme.

En conséquence le SNES doit, en toute indépendance syndicale, prendre l’initiative d’un plan d’action d’urgence, avec deux objectifs : résister et construire d’une alternative aux politiques libérales. Ce plan impose :

1) une information massive et en temps réel des personnels, des parents d’élèves et de l’opinion sur la cohérence des attaques en cours et annoncées, en proposant de tenir des AG unitaires partout pour rejoindre les actions déjà engagées : grèves reconductibles du 93, grèves régionales pour passer les vacances décalées, du 20 /02 à Lille et Rouen, à partir du 25/2 à la Guadeloupe, à partir du 5 /3 en Région parisienne, avec AG régionale le 6/3 à 18h à la Bourse du Travail de Paris, collectifs de lutte de non titulaires, de TZR, annulation des bacs blancs, occupation nocturnes...

2) la détermination de revendications et de formes d’action unifiantes (abrogation du décret sur les statuts, titularisation de tous les non titulaires, 300 euros pour tous...) dans les AG et dans les structures dont se dotent les mobilisations (coordinations...). En contribuant à ce que ces structures soient démocratiques et en proposant de les associer à chaque étape de la lutte.

3) Le recours aux formes d ?action traditionnelles du mouvement syndical (grève, reconduction, manifestations, occupations...). Les mouvements récents qui ont gagné au moins partiellement (95, 98 en Seine Saint Denis, 2005, 2006), ont tous utilisé la grève reconduite par des AG qui se coordonnaient aux différents niveaux. Le SNES doit donc proposer de contribuer à construire ce type de mobilisation, en y appelant clairement. En complément à ces formes d ?action qui ont fait leurs preuves, et sans qu ?elles constituent une alternative à ces dernières, le SNES doit promouvoir et soutenir également des actions de désobéissance civile, d ?obstruction au fonctionnement normal de la société ou de la production.

4) la proposition d’étapes de centralisation, de développement et d’extension de l’action, aux différents niveaux nécessaires pour amplifier le rapport de force, avec notamment une manifestation nationale entre le 10 et le 18 mars.

5) La mise en place de caisses de grève pour contrer l’impact désastreux des prélèvements salariaux exorbitants de 2003. Ainsi que la lutte permanente contre la répression de celles et ceux qui se battent.

Ce plan d’action est proposé, à la FSU, aux intersyndicales « éducation » et « fonction publique », aux confédérations, ainsi qu’aux organisations d’étudiants et de lycéens. L’objectif étant de construire, tous ensemble, la grève générale. Mais, en tout état de cause, que le SNES se donne les moyens de mettre ce plan en œuvre dans son secteur.

Olivier Vinay, 93 (élu Emancipation CA nationale)


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