Contribution Emancipation : SNESUP-CPU : mettre fin aux liaisons dangereuses !

lundi 16 février 2015
par  QD, Administrateur

Dans le cadre de la préparation du congrès nationale du SNESUP, une contribution des militantEs Emancipation.

SNESUP-CPU : mettre fin aux liaisons dangereuses !

Parmi les mandats du SNESUP figure toujours — en théorie — l’abrogation de la LRU, qui a notamment renforcé les pouvoirs des présidentEs d’Université (droit de véto sur les carrières, recrutements et licenciements de contractuelLEs, attribution de primes au mérite…), dont les pratiques souvent despotiques sont récompensées par des primes exorbitantes. Avec le passage aux RCE associé à la pénurie de moyens organisée par l’État, présidentEs et équipes dirigeantes ont été et restent des acteurs zélés de la marchandisation de l’ESR public. On ne compte plus les cas de mépris des avis rendus par les comités techniques ou les CHSCT, les cas d’entrave à leur fonctionnement ; ni les cas où les textes statutaires sont délibérément contournés (instances court-circuitées, défaut de rémunération, transformation des maquettes habilitées…), avec la bénédiction de CA aux ordres ou dévoyés par un recours abusif aux procurations. Les règlements intérieurs sont une atteinte permanente aux droits des personnels et des étudiantEs, à présent renforcée par les dispositifs dits “antiterroristes”. Enfin, depuis 2007, la Conférence des PrésidentEs d’Université agit en lobby patronal avec pour prétention de représenter les établissements. Face à cette offensive, aujourd’hui accélérée par les propositions de la CPU visant à créer un statut de personnel des ComUE, le SNESUP ne peut plus cautionner cette pseudo-représentativité ; il doit la dénoncer et cesser les connivences, telles les tractations d’antichambre au CNESER, ou le soutien implicite à la liste “alternative” lors des dernières élections du bureau de la CPU. Il faut aussi cesser d’ouvrir aux présidentEs, syndiquéEs ou non, des tribunes dans le mensuel ou lors des journées de “témoignage”. La position du syndicat n’est pas aux côtés des fossoyeurs de l’Université, mais du mouvement social qui les combat. Le SNESUP doit condamner toutes les formes d’autoritarisme (interdiction de réunions publiques, recours aux forces “de l’ordre”, retrait de salaire pour faits de grève…) — en particulier lorsqu’elles émanent de présidentEs syndiquéEs. Comme au Congrès de Nanterre (2011), Émancipation demandera que le SNESUP se prononce contre la syndicalisation de présidentEs et vice-présidentEs d’universités et de ComUE.

Collectif Émancipation SNESUP


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